L’armée nigériane a libéré 31 fidèles enlevés pendant les offices de Pâques dans l’État de Kaduna, a annoncé l’armée, suite à une attaque qui a fait plusieurs morts.
L’opération a eu lieu à Ariko, un village situé à une centaine de kilomètres au nord d’Abuja, la capitale, où des hommes armés ont pris d’assaut des églises pendant les célébrations. Les soldats ont engagé le combat avec les assaillants, les forçant à fuir et à abandonner des dizaines d’otages.
Les autorités ont déclaré qu’au moins cinq personnes avaient été tuées dans l’attaque, tandis que les responsables religieux locaux ont fait état d’un bilan plus lourd. Caleb Bawa Ma’aji, président de l’Association chrétienne du Nigeria à Kaduna, a indiqué que sept fidèles avaient péri, qualifiant l’incident de profondément tragique.
L’attaque visait des fidèles catholiques et évangéliques et s’est produite malgré l’alerte de sécurité nationale émise pour la période de Pâques, qui prévoyait notamment un renforcement du dispositif policier autour des lieux de culte.
L’État de Kaduna a connu plusieurs enlèvements de masse ces derniers mois. En janvier, plus de 170 fidèles ont été enlevés pendant les offices religieux. Certains ont réussi à s’échapper, tandis que d’autres ont été libérés plusieurs semaines plus tard après des négociations.
La région demeure l’une des plus durement touchées par les groupes armés, connus localement sous le nom de bandits, qui pillent fréquemment les communautés et commettent des enlèvements contre rançon. Bien que leurs motivations soient principalement financières, les inquiétudes sécuritaires se sont accrues quant à d’éventuels liens avec des groupes djihadistes opérant dans le nord-est du Nigeria.
L’armée n’a pas précisé si les auteurs de l’attaque de dimanche étaient des bandits ou des militants islamistes, les qualifiant simplement de « terroristes ».
Les violences dans le nord-ouest et le centre du Nigeria persistent malgré l’intensification des opérations militaires, attirant une attention internationale croissante. Le président américain Donald Trump a déjà affirmé que les chrétiens du Nigeria étaient victimes d’un « génocide », une allégation qui reste contestée.
Par ailleurs, des sources sécuritaires ont indiqué qu’au moins 65 bandits présumés avaient été tués lors d’une opération militaire dans l’État de Zamfara. L’offensive a été menée dans une zone différente de celle où la police avait précédemment confirmé un autre enlèvement de masse.




