Le ministre d’État ougandais aux Affaires étrangères a rencontré son homologue égyptien au Caire afin d’évoquer l’impact du conflit israélo-iranien sur la sécurité énergétique, l’inflation et les prix alimentaires en Afrique.
Badr Abdelatty et Henry Oryem Okello ont répondu aux questions des journalistes lors d’une conférence de presse dans la nouvelle capitale administrative égyptienne, située à l’est du Caire.
Cette rencontre intervient alors que l’Égypte cherche à réduire sa consommation d’électricité produite à partir de pétrole durant la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran. L’une des mesures mises en place remet en question la réputation du Caire comme ville qui ne dort jamais.
Le gouvernement a instauré de nouvelles heures de fermeture anticipées pour les commerces, restaurants et cafés à l’échelle nationale, contraignant nombre d’entre eux à fermer leurs portes aux heures de grande affluence, en soirée.
Les prix mondiaux de l’énergie ont flambé depuis le 28 février, date à laquelle les États-Unis et Israël ont lancé des frappes aériennes massives contre l’Iran. Téhéran a riposté par des attaques contre les infrastructures pétrolières et gazières du golfe Persique et en entravant la navigation dans le détroit d’Ormuz.
Ces flambées des prix frappent durement l’Égypte. Plus de 108 millions de personnes consomment chaque année pour environ 20 milliards de dollars de produits pétroliers, notamment du carburant pour les centrales électriques.
L’Égypte importe actuellement environ 28 % de son essence et 45 % de son diesel.
Abdelatty a également déclaré que l’Égypte restait déterminée à soutenir les projets hydrauliques en Ouganda et dans l’ensemble du bassin méridional du Nil, y compris la construction de nouveaux barrages.




