La Namibie a annoncé lundi avoir rejeté la demande de Starlink, la société du milliardaire Elon Musk, d’exploiter ses services internet par satellite dans le pays, infligeant ainsi à l’entreprise un deuxième revers en Afrique australe.
Starlink avait déposé sa demande de licence par l’intermédiaire de sa filiale locale, Starlink Internet Services Namibia (Pty) Limited, a indiqué l’Autorité de régulation des communications de Namibie (CRAN) dans un journal officiel.
Starlink fournit un accès internet haut débit aux régions isolées du monde entier grâce à des milliers de satellites en orbite basse.
L’autorité de régulation n’a fourni aucune explication quant à ce refus, se contentant de déclarer que « les motifs complets de la décision peuvent être obtenus auprès d’elle ».
L’AFP a sollicité un commentaire de la CRAN, mais n’a reçu aucune réponse.
La CRAN a toutefois précisé dans sa déclaration que la filiale locale de Starlink n’est détenue par aucun actionnaire namibien.
Starlink, société américaine qui répond aux critiques sur son site web par une page « Mythes et réalités », affirme avoir créé la société namibienne et prévoit de nouer des partenariats avec des entreprises locales afin de créer des emplois et des opportunités économiques.
Starlink n’a pas obtenu de licence en Afrique du Sud voisine, où la réglementation en matière de propriété a également bloqué son implantation.
Les entreprises de télécommunications opérant en Afrique du Sud, y compris celles bénéficiant d’investissements étrangers, sont actuellement tenues de céder 30 % de leur capital à des groupes historiquement défavorisés – une politique mise en place pour atténuer les conséquences des inégalités raciales héritées de l’apartheid.
Elon Musk, né en Afrique du Sud, a refusé de céder des parts de Starlink, qualifiant cette politique d’émancipation des Noirs de « ouvertement raciste ».




