La junte bissau-guinéenne a annoncé mercredi, par décret, la tenue d’élections présidentielles et législatives le 6 décembre.
« Toutes les conditions nécessaires à l’organisation d’élections libres, équitables et transparentes sont réunies », indique le décret lu par le chef de la junte, le général Horta N’Tam, devant la presse.
Cette annonce intervient deux mois après la prise de pouvoir par la junte et fait suite à une charte de transition publiée début décembre, qui interdit à N’Tam de se présenter aux élections.
Quelques jours seulement après l’élection présidentielle de novembre en Guinée-Bissau, l’armée a renversé le président Umaro Sissoco Embalo, candidat à un second mandat, et suspendu le processus électoral.
La junte a depuis nommé N’Tam, un proche d’Embalo, à la tête de la transition.
Elle affirme avoir pris le pouvoir pour « éviter un bain de sang entre les partisans des candidats rivaux ».
L’annonce des élections intervient quelques jours après la visite à Bissau d’une mission de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), conduite par le président sierra-léonais et président de la CEDEAO, Julius Maada Bio, et son homologue sénégalais, Bassirou Diomaye Faye.
Les deux dirigeants ont rencontré la junte et ont appelé à une transition courte, structurée et transparente.
Ils ont également exigé la libération des opposants politiques, notamment celle du principal chef de l’opposition, Domingos Simões Pereira, emprisonnés le jour du coup d’État.




