Le Parlement djiboutien a décidé à l’unanimité dimanche de lever la limite d’âge pour la présidence du pays, fixée à 75 ans par la Constitution. Cela permet au président actuel, Ismaïl Omar Guelleh, 77 ans, de se représenter aux élections de l’année prochaine.
Plus de limite d’âge pour le dirigeant djiboutien : le président actuel, Ismaïl Omar Guelleh, pourra se présenter aux prochaines élections présidentielles, prévues en avril 2026, s’il le souhaite.
Jusqu’à présent, la Constitution djiboutienne limitait la possibilité de se présenter à l’élection présidentielle aux personnes n’ayant pas plus de 75 ans.
Mais dimanche, les 65 députés du Parlement ont voté la levée de cette limite, permettant ainsi à M. Guelleh, actuellement âgé de 77 ans, de se représenter en avril.
Le vote doit encore être approuvé par le président lui-même, après quoi il sera confirmé par un autre vote début novembre.
La décision du Parlement a suscité une certaine contestation sur les réseaux sociaux. Il est toutefois quasiment impossible de déterminer dans quelle mesure la population s’oppose réellement au maintien potentiel d’IOG au pouvoir, la liberté d’expression et la liberté de la presse étant fortement restreintes.
IOG dirige le pays depuis 26 ans, après être devenu président pour la première fois en 1999. Djibouti est une république présidentielle unitaire, où le pouvoir est principalement concentré entre les mains du président, et le pays est considéré comme autoritaire.
Malgré sa petite taille et sa faible population, Djibouti revêt une importance stratégique internationale majeure en raison de sa situation géographique dans la Corne de l’Afrique.
Il abrite plusieurs bases militaires étrangères, dont celles des États-Unis, du Japon et de la France.




