Des centaines d’anciens combattants de la région du Tigré, dans le nord de l’Éthiopie, se sont inscrits à un programme visant à faciliter leur retour à la vie civile.
Depuis mercredi, ces ex-combattants affluent vers le Mémorial des martyrs du Tigré, situé à Mekele, la capitale régionale — à peine deux semaines après que les forces fédérales ont repris la ville aux mains des rebelles tigréens.
La reprise des combats, le mois dernier, a mis à mal l’accord de paix de 2022 qui avait permis de clore deux années de guerre civile sanglante dans la région.
Vendredi, le Premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed, a annoncé la mise en place d’une administration provisoire au Tigré. Cette nouvelle autorité s’est engagée à rétablir les services publics, à faciliter le retour des personnes déplacées et à préparer la tenue d’élections d’ici six mois.
Le programme de désarmement, démobilisation et réinsertion s’inscrit dans le cadre de l’accord de paix de Pretoria, conclu en 2022. Si cette trêve a mis fin aux affrontements, elle a laissé subsister un certain mécontentement.




