Le Parlement sierra-léonais a approuvé lundi une réforme constitutionnelle qui modernise le système électoral du pays en vue de l’élection présidentielle de 2028, après des semaines de résistance de l’opposition.
Le projet de loi, soutenu par le Parti du peuple sierra-léonais (SLPP), au pouvoir, a été adopté à la majorité simple des membres présents, a déclaré le président du Parlement, Segepoh Solomon Thomas, à l’issue de la séance. Les résultats du vote n’ont pas été publiés.
Les députés du principal parti d’opposition, le Congrès de tout le peuple (APC), ont quitté l’hémicycle après avoir plaidé, en vain, que la réforme nécessitait une majorité des deux tiers.
Les modifications abaisseraient le seuil de voix requis pour remporter la présidence de 55 % à la majorité simple au niveau national, et instaureraient la représentation proportionnelle pour les élections législatives.
Elles prévoient également un quota de 30 % pour les femmes aux postes de direction politique.
Selon les règles proposées, un candidat à la présidence devrait obtenir au moins 20 % des voix dans les deux tiers des districts de Sierra Leone pour éviter un second tour.
Les réformes exigeraient également du président qu’il prenne en compte l’équilibre régional, l’égalité des sexes et l’inclusion des minorités lors des nominations.
Le SLPP, parti au pouvoir, affirme que ces changements renforceraient la démocratie tout en réduisant les coûts, les tensions politiques et les risques sécuritaires liés aux seconds tours de l’élection présidentielle.
L’APC, parti d’opposition, souhaite quant à lui maintenir le seuil actuel de 55 %, arguant qu’il encourage les candidats à rechercher un soutien national plus large et confère une plus grande légitimité au vainqueur.
Le président Julius Maada Bio, qui effectue son dernier mandat et ne pourra pas se représenter en 2028, a exhorté le Parlement, dimanche, à approuver les réformes.




