La province d’Ituri, dans l’est de la RDC, est l’épicentre de l’épidémie actuelle d’Ebola et les équipes médicales de la région sont sous pression pour faire face à l’augmentation du nombre de patients.
Les centres de traitement construisent de nouvelles extensions afin d’accroître leur capacité et d’améliorer les conditions de soins.
« Nous avons commencé dans un bâtiment – il y avait un service de pédiatrie déjà construit par l’hôpital CME, qui disposait d’un bâtiment dédié à la pédiatrie mais qui n’était pas encore opérationnel », explique le Dr Patrice Kabongo, point focal pour la gestion des cas au bureau de l’OMS en RDC, dans un centre de la ville de Bunia.
« Ainsi, lorsque l’épidémie a éclaté, nous avons vu là une bonne opportunité. Nous avons essayé d’adapter l’agencement et de faire quelques ajustements dans ces bâtiments afin de pouvoir commencer à admettre des patients rapidement. »
Outre les soins médicaux, les agents de santé s’efforcent également de renforcer la confiance au sein des communautés – un facteur essentiel pour prévenir la propagation du virus.
« Avant, ils ne comprenaient pas ce qui se passait à l’intérieur car ils n’étaient pas autorisés à entrer », explique Kabongo. « Et lorsqu’il y avait un décès ou que l’état d’un patient se dégradait, ils échafaudaient toutes sortes de théories. Mais maintenant, ils peuvent constater directement l’évolution de la maladie et l’état des patients. »
Selon les autorités sanitaires, la capacité de traitement est passée d’une dizaine de lits au début de l’épidémie à quelque 700 lits répartis dans 22 centres. Cependant, la demande reste forte, les centres fonctionnant à près de 90 % de leur capacité. Il est prévu d’ajouter 300 lits supplémentaires.
À ce jour, les autorités congolaises ont enregistré plus de 1 500 cas confirmés d’Ebola, dont 506 décès et 254 guérisons. Plus de 10 000 personnes ayant été en contact avec des patients infectés font l’objet d’un suivi, avec un taux de surveillance d’environ 82 %.




