L’île Maurice s’est engagée à « ne ménager aucun effort » pour recouvrer le contrôle des îles Chagos après l’échec d’un accord de rétrocession proposé par Keir Starmer, sur fond de changement de soutien des États-Unis.
S’exprimant lors d’une conférence régionale, le ministre des Affaires étrangères, Dhananjay Ramful, a déclaré que son pays explorerait « toutes les voies diplomatiques et juridiques » pour mener à bien ce qu’il appelle le processus de décolonisation. « C’est une question de justice », a-t-il ajouté.
Un accord compromis par un revirement américain
L’accord prévoyait le transfert de la souveraineté des îles à Maurice, tout en préservant la base stratégique de Diego Garcia grâce à un bail de 99 ans.
Mais le soutien de Donald Trump a fléchi, contraignant finalement Londres à retirer le projet de loi.
Réaction politique négative au Royaume-Uni
Des figures de l’opposition britannique, dont Kemi Badenoch, ont salué cet échec, critiquant le projet d’accord à 35 milliards de livres sterling.
D’autres ont réclamé une enquête sur la conduite des négociations.
Enjeux stratégiques et juridiques
Londres maintient que cet accord demeure la meilleure option pour garantir l’avenir de la base, mais admet qu’il ne peut aboutir sans l’aval de Washington.
Un arrêt de 2019 de la Cour internationale de Justice a confirmé la souveraineté de Maurice, maintenant ainsi la pression sur le Royaume-Uni tandis que les négociations se poursuivent.




