Le chef de l’opposition ougandaise, Bobi Wine, est en fuite après une perquisition policière à son domicile.
Wine, de son vrai nom Robert Kyagulanyi, a déclaré avoir échappé à la perquisition et se cacher depuis. Il affirme être constamment en déplacement et être hébergé et protégé par la population.
Wine a indiqué que sa femme et d’autres membres de sa famille sont assignés à résidence.
Le chanteur devenu homme politique était le principal adversaire du président Yoweri Museveni lors de l’élection présidentielle de la semaine dernière. Les résultats officiels lui attribuent un peu moins de 25 % des voix, contre 72 % pour Museveni, mais Wine dénonce un « vol flagrant ».
Interrogé par l’AFP sur l’avenir de son parti, Wine a déclaré ne pas avoir de plan précis. « Dans une dictature, on n’élabore pas de stratégie, on réagit à l’oppression », a-t-il affirmé.
Le fils de Museveni, Muhoozi Kainerugaba, chef d’état-major de l’armée ougandaise, a menacé mardi de traquer et d’assassiner Wine.
« Nous avons tué 22 terroristes du NUP depuis la semaine dernière », a écrit Kainerugaba, faisant référence à la Plateforme d’unité nationale (NUP) dirigée par Wine. « Je prie pour que le 23e soit Kabobi », a-t-il ajouté, utilisant le surnom qu’il donne au chef de l’opposition.
En réponse à cette menace, Wine a déclaré : « Je ne suis pas un criminel. Je suis candidat à la présidence et ce n’est pas un crime de se présenter contre son père. »
Museveni a qualifié l’opposition de « terroriste » et l’a accusée de tenter d’invalider l’élection par la violence.
Le scrutin de la semaine dernière a été marqué par des violences et une coupure d’internet. Les observateurs électoraux africains ont déclaré que les arrestations et les enlèvements avaient « semé la peur ».




