La République démocratique du Congo et le groupe rebelle M23 ont signé un accord-cadre de paix visant à mettre fin aux combats dans l’est du Congo.
La signature a eu lieu samedi lors d’une cérémonie à Doha, la capitale du Qatar.
Il s’agit du dernier d’une série d’accords signés ces derniers mois dans le cadre des efforts soutenus par les États-Unis et le Qatar pour mettre fin à un conflit qui dure depuis des décennies et qui a fait des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés cette année.
Le ministre d’État qatari aux Affaires étrangères, Mohammed bin Abdulaziz Al-Khulaifi, a déclaré que cet accord engageait les parties sur la voie de la paix.
« La paix ne peut être imposée par la force, mais se construit sur la confiance, le respect mutuel et un engagement sincère », a-t-il affirmé.
Les violences persistent.
Des représentants américains ont indiqué que l’accord-cadre comprend huit protocoles et que des négociations sont en cours sur la mise en œuvre de six d’entre eux.
Le Qatar accueille des pourparlers entre les deux parties depuis avril. En juillet, ils ont adopté une déclaration de principes et, en octobre, un accord a été conclu sur le suivi d’un éventuel cessez-le-feu.
L’administration Trump a mené une médiation entre le Rwanda – accusé de soutenir le M23 – et la République démocratique du Congo, aboutissant à la signature d’un accord de paix entre les deux pays en juin.
Au Congo, les violences se sont poursuivies malgré les différents processus diplomatiques à Washington et à Doha. Vendredi, les autorités locales ont fait état de 28 morts parmi les militants affiliés à l’État islamique dans la province du Nord-Kivu, dans l’est du pays.
En janvier, les combattants du M23 se sont emparés de Goma, la plus grande ville de l’est du Congo, et ont ensuite progressé dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.




