Le dirigeant de la République démocratique du Congo a demandé vendredi au président russe Vladimir Poutine de contribuer à mettre fin aux tensions avec le Rwanda voisin, que Kinshasa accuse de soutenir un groupe armé en lutte contre le gouvernement.
Lors d’entretiens avec Vladimir Poutine en marge du sommet Russie-Afrique, le président Félix Tshisekedi a affirmé souhaiter « absolument » le soutien de la Russie — membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU — « dans la quête de la paix » avec le Rwanda.
L’est de la RDC est en proie à des conflits depuis plus de trente ans ; depuis 2021, le groupe armé M23, soutenu par le Rwanda, est devenu l’un des principaux adversaires du gouvernement congolais.
Bien que Kinshasa et Kigali aient conclu un accord de paix en décembre, sous l’égide des États-Unis, les combats se poursuivent.
Le gouvernement de Félix Tshisekedi a exigé à maintes reprises le retrait des forces rwandaises du territoire congolais.
Si l’administration du président Paul Kagame nie toute implication, des experts de l’ONU affirment, pour leur part, que les forces rwandaises continuent d’apporter leur soutien au M23.
De son côté, le Rwanda exige que la RDC neutralise les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) — une milice fondée par d’anciens responsables rwandais hutus, impliqués dans le génocide des Tutsi de 1994 — qui opèrent dans l’est de la RDC.
Félix Tshisekedi a également sollicité l’appui de Vladimir Poutine au sein du Conseil de sécurité de l’ONU, en vue du renouvellement du mandat de la MONUSCO (la mission de maintien de la paix des Nations unies en RDC), qui arrive à échéance en décembre.
Ces dernières années, la Russie a cherché à renforcer son influence militaire et économique en Afrique.




