Sept pays producteurs de l’OPEP+ ont convenu d’accroître leur production de pétrole à compter d’août, signe de leur confiance dans la reprise des exportations du Golfe après des mois de perturbations dues au conflit au Moyen-Orient. Cette décision intervient alors que le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz reprend progressivement son cours normal.
Sept membres clés de l’OPEP+ se sont entendus dimanche pour relever leurs quotas de production de 188 000 barils par jour, cette augmentation entrant en vigueur en août 2026.
Cette décision a été prise lors d’une réunion virtuelle réunissant l’Arabie saoudite, la Russie, l’Irak, le Koweït, le Kazakhstan, l’Algérie et Oman. L’alliance cherche ainsi à rétablir l’approvisionnement après des mois de production réduite, conséquence du conflit dans le Golfe.
Reprise après les perturbations du détroit d’Ormuz
Cette augmentation de la production intervient après que les producteurs du Golfe ont été contraints de réduire leurs exportations suite aux graves perturbations du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz pendant la guerre au Moyen-Orient.
Selon les données de l’OPEP, la production pétrolière combinée de l’Arabie saoudite, de l’Irak et du Koweït a chuté d’environ six millions de barils par jour entre le premier trimestre 2026 et mai.
Un mémorandum d’entente signé par l’Iran et les États-Unis le 17 juin a depuis contribué à rétablir le trafic maritime sur cette voie navigable stratégique, permettant ainsi une reprise progressive des exportations.
La production reste inférieure aux objectifs.
Malgré l’amélioration des conditions de navigation, les analystes estiment que la production n’a pas encore retrouvé son niveau d’avant le conflit.
Giovanni Staunovo, analyste matières premières chez UBS, a déclaré que la production actuelle demeure inférieure aux objectifs de l’OPEP+, tandis qu’Ole Hansen, de Saxo Bank, a souligné que la remise en service des champs pétroliers fermés pendant le conflit est un processus graduel qui pourrait prendre plusieurs semaines.
Par conséquent, juillet devrait afficher une légère hausse, avec une reprise plus marquée attendue en août.
Les risques liés aux prix persistent.
Si la reconstitution des stocks épuisés pourrait initialement absorber l’offre supplémentaire, les analystes préviennent que les marchés pétroliers pourraient être confrontés à un excédent en 2027, accentuant la pression à la baisse sur les prix.
Ce défi survient à un moment délicat pour l’OPEP+, qui s’adapte au départ des Émirats arabes unis et se prépare à une révision des niveaux de production de référence de ses membres plus tard cette année.
Le débat sur les quotas se profile
L’Irak a déjà demandé une augmentation de ses quotas de production afin de compenser les pertes subies lors du conflit du Golfe.
Bien que les analystes estiment qu’une augmentation immédiate est improbable, cette demande devrait occuper une place importante lors de la revue des capacités de l’OPEP+ en 2027, au cours de laquelle l’alliance réévaluera les limites de production en fonction du potentiel de chaque membre.




