Les attaques coordonnées menées le mois dernier contre le Mali visaient le chef de la junte, Assimi Goïta, a déclaré mercredi un porte-parole de l’armée.
Lors d’une conférence de presse, le porte-parole a condamné l’attaque, la qualifiant d’opération de déstabilisation, et a indiqué que les insurgés avaient utilisé deux voitures piégées destinées à de hauts responsables.
« Ce plan sinistre et méticuleusement orchestré visait à assassiner nos dirigeants », a déclaré aux journalistes le commandant Djibrila Maïga, directeur adjoint des relations publiques des Forces armées.
« C’est pourquoi les terroristes disposaient de plusieurs véhicules piégés, dont le second était destiné à la résidence du chef de l’État, commandant suprême des Forces armées, le général Assimi Goïta. »
Ouagadougou interdit TV5 Monde
Au Burkina Faso voisin, allié de Bamako et membre de l’Alliance des États du Sahel, la couverture médiatique des attaques a entraîné l’interdiction de la chaîne de télévision française TV5 Monde.
Le Haut Conseil de la Communication du Burkina Faso a accusé la chaîne de désinformation et d’apologie du terrorisme dans ses reportages sur le Burkina Faso et le Mali.
Certains Burkinabés estiment que les médias sapent le moral des soldats en première ligne dans la lutte contre le terrorisme.
« Nous ne pouvons pas permettre à ceux qui encouragent le terrorisme de diffuser leurs programmes au Burkina Faso », a déclaré Flore Guigma, guide touristique, à Africanews. « Ils décourageront nos soldats qui se battent pour la paix au Burkina Faso. »
Serge Théophile Bancé, spécialiste en communication, abonde dans ce sens : « Personnellement, je ne regarde plus ces chaînes. Il y a une certaine condescendance dans leur façon de traiter l’information. C’est comme si nous étions incapables de discerner le bien du mal. »
TV5 Monde et d’autres médias internationaux ont été temporairement suspendus en 2024 après la diffusion de reportages sur un rapport de Human Rights Watch concernant des allégations d’exactions commises par l’armée burkinabè contre la population civile.




