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La coalition d’opposition Lamuka met en garde contre une « démocratie à deux vitesses » en RDC

mai 6, 2026
dans Politique Africaine
La coalition d'opposition Lamuka met en garde contre une « démocratie à deux vitesses » en RDC

La coalition d'opposition Lamuka met en garde contre une « démocratie à deux vitesses » en RDC

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En République démocratique du Congo, l’opposition critique vivement ce qu’elle qualifie de « démocratie à deux vitesses » après qu’une marche pro-UDPS à Kinshasa a relancé le débat sur les sanctions américaines et une possible réforme constitutionnelle susceptible d’ouvrir la voie à un troisième mandat pour le président Félix Tshisekedi.

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Tout en reconnaissant le droit de manifester de l’UDPS (Union pour la démocratie et le progrès social) et de ses alliés, l’opposition accuse les autorités de réprimer systématiquement les manifestations.

Prince Epenge, porte-parole de la coalition d’opposition Lamuka, affirme que leurs marches sont régulièrement réprimées avec violence.

« Il n’y a rien d’inhabituel à ce que l’UDPS manifeste. Ce que nous dénonçons, c’est une politique de deux poids, deux mesures. Nos manifestations sont violemment réprimées, entraînant des blessés et des arrestations », a-t-il déclaré.

Les sanctions américaines, facteur d’exacerbation des tensions politiques

L’UDPS a salué les récentes sanctions américaines contre l’ancien président Joseph Kabila, mais l’opposition prévient que cette mesure ne résoudra pas la crise interne du Congo et pourrait même l’aggraver.

Epenge affirme que si Tshisekedi persiste à vouloir changer les « règles du jeu démocratique », il pourrait lui aussi en subir les conséquences internationales.

« La joie de l’UDPS sera de courte durée si M. Félix Tshisekedi s’obstine à changer les règles. Les prochaines sanctions pourraient le viser », a-t-il averti.

La réforme constitutionnelle fait craindre un troisième mandat

Le gouvernement affirme que des ajustements juridiques sont nécessaires pour renforcer la souveraineté et remédier aux dysfonctionnements institutionnels.

L’opposition y voit quelque chose de bien plus grave : une ligne rouge est franchie.

« Il ne s’agit pas d’une révision constitutionnelle – Tshisekedi veut déchirer la Constitution », a déclaré Epenge. « C’est un coup d’État constitutionnel. Nous lutterons par tous les moyens possibles. Cela n’aboutira pas – le peuple est inébranlable. »

Une importante manifestation de l’opposition est prévue alors que la confrontation politique se profile.

En réponse, les partis d’opposition, notamment ceux de Moïse Katumbi, Martin Fayulu et Delly Sesanga, préparent une grande manifestation dans les prochains jours.

Parallèlement, la majorité au pouvoir fait pression pour la tenue d’un référendum sur une réforme constitutionnelle, un projet de loi ayant déjà été soumis à l’Assemblée nationale.

Une confrontation politique se dessine clairement et pourrait s’intensifier dans les semaines à venir.

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