Alain-Claude Bilie-By-Nze, ancien Premier ministre et figure de proue de l’opposition gabonaise, a été placé en détention provisoire suite à son arrestation mercredi.
Il fait l’objet d’une enquête pour fraude et abus de confiance dans le cadre d’un festival culturel national organisé en 2008, dont il était l’un des organisateurs.
Le procureur a indiqué qu’un prestataire de services, affirmant ne pas avoir été payé pour sa prestation lors de cet événement, avait porté plainte, mettant en cause l’ancien Premier ministre.
« Les faits reprochés concernent le non-remboursement d’une somme de cinq millions de francs CFA (environ 9 000 dollars) qu’il aurait perçue », a ajouté le procureur.
Cette affaire a suscité des critiques au sein de son parti, Ensemble pour le Gabon (EPG), qui dénonce une mesure à motivation politique.
Le communiqué indique que l’affaire est liée à une dette que l’État gabonais n’a pas honorée à l’époque et que la responsabilité est imputée personnellement à Bilie-By-Nze, « alors même qu’il agissait dans le cadre institutionnel ».
Il qualifie l’arrestation de ce critique virulent du gouvernement d’« arbitraire, brutale et manifestement contraire aux principes fondamentaux de l’État de droit ».
Bilie-By-Nze était le dernier Premier ministre de l’ancien président gabonais Ali Bongo Ondimba, renversé par un coup d’État militaire en août 2023.
Après la prise de pouvoir, il est devenu une figure centrale de l’opposition politique et a terminé deuxième lors des dernières élections, derrière le chef de la junte, Brice Oligui Nguema.




