L’armée de l’air nigériane a ouvert une enquête après une frappe aérienne menée samedi, qui aurait fait des dizaines de victimes civiles dans le nord-est du pays.
Plus de 100 personnes ont été tuées et 35 blessées lorsque trois avions de chasse militaires ont bombardé un marché du village de Jilli, dans l’État de Yobe, a indiqué Amnesty International lundi.
La frappe visait des militants de Boko Haram, a précisé l’armée de l’air dans un communiqué. L’opération s’appuyait sur des renseignements et une surveillance ayant permis de suivre les mouvements du groupe, a-t-elle ajouté.
Un groupe de sécurité civile travaillant avec l’armée a déclaré disposer de preuves crédibles indiquant que des militants s’étaient rassemblés près du marché et planifiaient une attaque contre les populations locales.
Le Nigeria est en proie à une insurrection djihadiste depuis l’émergence de Boko Haram en 2009. Les groupes les plus actifs dans le nord du pays sont Boko Haram et sa faction dissidente, affiliée à l’organisation État islamique. Plus de 40 000 personnes ont été tuées depuis le début de l’insurrection.
Les États-Unis ont déployé des drones et 200 soldats afin de fournir une formation et un soutien en matière de renseignement aux forces armées nigérianes.




