Les enquêteurs anticorruption sud-africains ont arrêté douze officiers supérieurs de la police pour des faits présumés de corruption et de fraude, ont annoncé les procureurs mercredi. Les officiers ont comparu ultérieurement devant un tribunal de la capitale, Pretoria.
Le commissaire national de la police, Fannie Masemola, s’est vu signifier un mandat d’arrêt lui ordonnant de comparaître le mois prochain dans le cadre d’une enquête portant sur un contrat présumé de corruption relatif à la fourniture de services de santé et de bien-être aux policiers, a déclaré la porte-parole de la police, la brigadière Athlenda Mathe, lors de l’audience des autres officiers.
Ces arrestations interviennent alors qu’une enquête est en cours sur des allégations de corruption au sein de la police sud-africaine. Cette enquête a été ordonnée par le président sud-africain Cyril Ramaphosa, qui avait également suspendu le ministre de la Police l’année dernière. Une seconde enquête parlementaire examine également des allégations selon lesquelles des officiers supérieurs de la police auraient entretenu des relations de corruption avec des chefs présumés du crime organisé et auraient, dans certains cas, reçu de l’argent de leur part en échange de faveurs.
L’arrestation des douze policiers est liée à un contrat présumé de corruption portant sur la fourniture de services de santé et de bien-être aux forces de l’ordre, a indiqué l’unité d’enquête anticorruption du Parquet national dans un communiqué.
Une treizième personne, le directeur d’une entreprise, a également été arrêtée.
Les policiers ont comparu pour la première fois devant le tribunal mercredi, aux côtés de Vusimuzi « Cat » Matlala, propriétaire de la société Medicare24, adjudicataire du contrat, soupçonné de liens avec le crime organisé.
Matlala est actuellement détenu dans une prison de haute sécurité pour tentative de meurtre, une affaire sans lien avec celle-ci. Tous les policiers ont déposé des déclarations sous serment à l’appui de leur demande de mise en liberté sous caution, et le parquet a indiqué au tribunal de première instance de Pretoria qu’il ne s’y opposerait pas.
Certains des policiers arrêtés faisaient partie du comité d’appel d’offres qui a évalué et attribué le contrat. Le parquet a affirmé mercredi que ce comité aurait dû disqualifier la candidature de l’entreprise.




