Un procès historique s’ouvre en République centrafricaine, où l’ancien président François Bozizé sera jugé par contumace pour crimes contre l’humanité.
Le Tribunal pénal spécial, mandaté par l’ONU, allègue que des membres des forces de sécurité de Bozizé ont commis des meurtres, des actes de torture, des viols et des disparitions forcées entre 2009 et 2013, alors qu’il était au pouvoir.
Bozizé, aujourd’hui âgé de 79 ans et vivant en exil en Guinée-Bissau, est accusé d’en avoir porté la responsabilité en tant que commandant en chef et chef militaire. Trois anciens officiers supérieurs de l’armée, liés à l’affaire, sont déjà en détention et seront également jugés.
Ce procès constitue un test majeur pour le Tribunal pénal spécial, créé pour enquêter sur les crimes de guerre et les atrocités commis pendant les années de conflit en République centrafricaine.
Le renversement de Bozizé en 2013 a déclenché une guerre civile brutale qui a fait des milliers de morts et a vu des groupes rebelles et des milices accusés de graves violations des droits de l’homme.
L’ancien président avait déjà été condamné par contumace en 2022 à la réclusion à perpétuité avec travaux forcés pour des chefs d’accusation distincts de complot, de rébellion et de meurtre.




