Dans l’est de la République démocratique du Congo, les travailleurs humanitaires sont confrontés à des risques croissants alors que l’insécurité augmente dans la région. Selon OCHA, le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU, 48 incidents impliquant du personnel humanitaire ont été enregistrés en décembre 2025, dont la moitié au Sud-Kivu, soit dix cas de plus qu’en novembre.
Le Nord-Kivu suit, puis l’Ituri, reflétant une instabilité de longue date dans la région. Ces provinces sont en proie depuis des années à des affrontements entre les forces gouvernementales, les milices locales et les groupes armés se disputant le contrôle du territoire et des ressources, laissant les civils et les travailleurs humanitaires dans une situation précaire.
La plupart des incidents survenus en décembre concernaient des cambriolages, des vols et des effractions, mais les travailleurs humanitaires ont également été confrontés à des restrictions de mouvement, à des intimidations, à des menaces et même à des agressions. En conséquence, les équipes limitent leurs déplacements, les opérations sont ralenties et de nombreuses communautés vulnérables sont désormais plus difficiles à atteindre.
Malgré le pic au Sud-Kivu à la fin de l’année, le Nord-Kivu reste la province la plus touchée en 2025, représentant 46 % des incidents, en raison du déplacement des lignes de front et d’une forte concentration de l’activité humanitaire.
Les menaces croissantes soulignent la situation sécuritaire fragile dans l’est de la République démocratique du Congo, où les organisations humanitaires continuent d’opérer sous des risques constants pour soutenir des millions de personnes prises dans un conflit de longue durée.




