Les élections générales en République centrafricaine ont débuté dimanche, le président Archange Touadéra briguant un troisième mandat controversé.
En 2023, il a fait adopter une réforme constitutionnelle supprimant la limitation du nombre de mandats présidentiels. Cette mesure a suscité l’indignation et des manifestations, ses opposants l’accusant de vouloir se maintenir au pouvoir à vie.
L’un des plus proches alliés africains de la Russie, Touadéra axe sa campagne sur le renforcement de la sécurité, obtenu grâce au soutien de mercenaires et de soldats russes.
L’opposition, composée de six candidats, est menée par deux anciens Premiers ministres, Anicet-Georges Dologuélé et Henri-Marie Dondra. Tous deux ont échappé aux tentatives des partisans de Touadéra de les faire disqualifier pour possession présumée d’une nationalité étrangère.
Touadéra reste néanmoins le favori, compte tenu de son contrôle sur les institutions étatiques et de ses ressources financières plus importantes, selon les analystes.
Les résultats provisoires sont attendus d’ici le 5 janvier. Si aucun candidat n’obtient plus de 50 % des voix, un second tour de l’élection présidentielle aura lieu en février. Les seconds tours des élections législatives se tiendront le 5 avril.
Les analystes mettent en garde contre des troubles post-électoraux, car l’opposition devrait contester la victoire attendue de Touadéra.




