Une trentaine de personnes, pour la plupart des militaires, ont été emprisonnées au Bénin suite à une tentative de coup d’État manquée survenue au début du mois, rapporte l’AFP.
Le 7 décembre, les militaires ont pris le contrôle de la télévision d’État et annoncé la dissolution du gouvernement. Leur tentative de prise de pouvoir a été déjouée par des militaires loyalistes, appuyés par des frappes aériennes et l’aide militaire du Nigeria et d’autres alliés ouest-africains. La France a également fourni un soutien logistique.
Les accusés ont été incarcérés mardi, a indiqué l’AFP, à l’issue d’une audience préliminaire. Ils sont inculpés de trahison, de meurtre et d’atteinte à la sûreté de l’État.
Le lieutenant-colonel Pascal Tigri, qui aurait dirigé le coup d’État, est toujours en fuite. Les autorités béninoises affirment qu’il s’est réfugié à Lomé, la capitale du Togo. Cotonou aurait demandé au Togo son extradition ainsi que celle d’autres militaires fugitifs.
Les soldats rebelles ont accusé le président Talon de mauvaise gestion de la situation sécuritaire dans le nord du Bénin et ont critiqué les coupes budgétaires dans les services de santé et autres services publics. Ils l’ont également accusé de réprimer les activités politiques.




