Le gouvernement botswanais enquête sur deux jeunes hommes qui auraient été recrutés pour combattre en Ukraine. De plus en plus d’Africains seraient attirés par de fausses promesses d’entraînement militaire et de solde rapide.
Les autorités de Gaborone ont annoncé l’ouverture d’une enquête concernant deux hommes de 19 et 20 ans, soupçonnés d’avoir été trompés et enrôlés dans le conflit russo-ukrainien.
Selon le ministère des Relations internationales, les deux jeunes hommes pensaient s’engager pour une formation militaire de courte durée en Russie. Les autorités collaborent actuellement avec les diplomates et les forces de l’ordre afin d’établir les faits et de rapatrier les deux hommes.
Le ministère met en garde les jeunes contre ce qu’il qualifie de « systèmes de recrutement internationaux douteux et dangereux » et les invite à se renseigner auprès des ambassades ou consulats avant d’accepter toute offre trop belle pour être vraie. L’ONU exhorte également les gouvernements africains à rester vigilants et à diffuser des avertissements clairs afin de prévenir d’autres cas similaires.
Des cas similaires sont signalés à travers le continent, soulignant les risques encourus par les jeunes Africains.
Dans la région, un Nigérian, Kehinde Oluwagbemileke, engagé dans l’armée russe, a été capturé par la Légion « Liberté pour la Russie », un groupe anti-Kremlin, lors de combats dans la région ukrainienne de Zaporijia en juillet. Selon les autorités ukrainiennes, il avait étudié à Moscou avant d’être attiré par la promesse de gains rapides et d’un service sûr, mais il a ensuite été envoyé, mal préparé, au front dans ce qu’elles qualifient d’« assaut suicide ».
Auparavant, un Sénégalais, Malick Diop, avait été capturé sur le front de Toretsk, dans la région de Donetsk, dans des conditions similaires. Ces incidents témoignent du nombre croissant de jeunes Africains des deux côtés du conflit, souvent enrôlés par désinformation et fausses promesses.
La Légion « Liberté pour la Russie », composée de combattants russes opposés au Kremlin, exhorte régulièrement les soldats étrangers à déposer les armes ou à changer de camp, accusant Moscou de se soucier peu de la vie de ses propres troupes.




