Quelque 200 soldats ouest-africains, principalement originaires du Nigeria et de Côte d’Ivoire, ont été déployés au Bénin pour soutenir le gouvernement après le coup d’État manqué de dimanche.
La tentative a été déjouée après qu’Abuja a déployé des avions de combat pour chasser les mutins d’une base militaire et du siège de la télévision d’État.
L’aide militaire au gouvernement est venue du bloc régional ouest-africain, la CEDEAO.
Le ministre béninois des Affaires étrangères a déclaré que certaines des troupes régionales envoyées pour aider étaient restées dans le pays « dans le cadre de l’opération de ratissage et de nettoyage ».
Une chasse à l’homme est toujours en cours pour retrouver les personnes soupçonnées d’être impliquées dans le complot. Le chef du coup d’État manqué, Pascal Tigri, se serait réfugié au Togo voisin.
Les services de renseignement béninois auraient demandé leur soutien à leurs homologues togolais pour appréhender les militaires fugitifs.
Par ailleurs, l’ancien vice-ministre de la Défense et chef du parti d’opposition, Candide Azannaï, a été arrêté vendredi et accusé de complot contre l’État.
Cela intervient alors que le gouvernement a annoncé l’ouverture d’enquêtes visant à retrouver les auteurs et instigateurs de la tentative de coup d’État.
Le gouvernement a également émis un mandat d’arrêt international contre l’influenceur anti-occidental Kémi Séba, fervent partisan des juntes militaires sahéliennes proches de la Russie.
Dès les premières heures de la tentative de coup d’État, il avait posté une vidéo décrivant les mutins comme des « soldats patriotes ».
Plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest ont été témoins de coups d’État ces dernières années, notamment les voisins du nord du Bénin, le Niger et le Burkina Faso.




