La junte, au pouvoir dans ce pays d’Afrique de l’Ouest depuis le coup d’État militaire de 2023, prône la souveraineté sur les ressources minières nationales, notamment l’uranium.
Le capital de MAMICO est détenu à 60 % par le groupe australien Atomic Eagle et à 40 % par l’État nigérien.
« L’accord prévoit, entre autres, le versement d’une redevance initiale de 10 millions de dollars, le renforcement des capacités de l’administration minière, le développement local ainsi que la création d’environ 1 000 emplois pour les jeunes Nigériens », a indiqué le ministère des Mines dans un communiqué publié sur Facebook.
L’exploitation de l’uranium au Niger est également au cœur d’un bras de fer entre les dirigeants du pays et l’ancienne puissance coloniale, la France, qui détient 90 % du capital de la société minière Orano.
Les autorités militaires nigériennes ont nationalisé la filiale locale d’Orano dans le cadre d’un réorientation stratégique visant à s’éloigner de Paris pour se tourner vers d’autres alliés, comme la Russie.
De son côté, Orano a engagé plusieurs procédures judiciaires contre le Niger, accusant la junte d’avoir confisqué ses actifs dans ce pays en proie à l’instabilité.




