Le général Mamadi Doumbouya, chef de la junte guinéenne, a prêté serment samedi, suite à sa victoire écrasante à l’élection présidentielle de décembre.
La cérémonie s’est déroulée dans un stade flambant neuf de 55 000 places, situé en périphérie de la capitale, Conakry. Des dirigeants africains et des représentants de l’Union africaine et de la CEDEAO ont assisté à l’événement.
Arrivé au pouvoir par un coup d’État militaire en 2021, Mamadi Doumbouya avait initialement promis de ne pas se présenter. Il a cependant supervisé l’adoption d’une constitution levant l’interdiction faite aux militaires de briguer un mandat présidentiel et portant la durée du mandat présidentiel de cinq à sept ans.
Ses détracteurs affirment que Mamadi Doumbouya a réprimé toute opposition politique et toute dissidence, ne laissant aucune opposition sérieuse parmi les huit autres candidats en lice. Les résultats officiels lui attribuent 86,7 % des voix. Sa victoire, prédite par les analystes, a été confirmée par la Cour suprême à Conakry.
Yero Baldé, arrivé deuxième avec 6,59 % des voix, avait déposé un recours accusant l’organisme électoral de manipulation des résultats en faveur de Doumbouya. Cependant, les autorités ont indiqué qu’il avait retiré son recours la veille du verdict de la Cour suprême.
Bien que riche en ressources minières, la Guinée, qui compte 15 millions d’habitants, est plongée dans la pauvreté et connaît une insécurité alimentaire sans précédent, selon le Programme alimentaire mondial.
Le nouveau gouvernement mise sur un projet minier détenu à 75 % par la Chine pour relancer l’économie guinéenne en difficulté. La production sur le site d’extraction de minerai de fer de Simandou a débuté l’année dernière après des décennies de retard.




