Le bilan de l’attaque armée perpétrée sur un marché de l’État du Niger, au Nigéria, s’élève désormais à 50 morts, selon des sources locales.
Samedi, des hommes armés ont pris d’assaut le marché de Kasuwan Daji, dans le village de Demo. Ils ont ouvert le feu sur les habitants, enlevé plusieurs personnes et pillé les réserves alimentaires.
Des funérailles collectives ont été organisées pour les victimes, tandis que les blessés ont été transportés vers les hôpitaux voisins pour y être soignés.
Le président nigérian, Bola Tinubu, a condamné l’attaque et a déclaré avoir ordonné aux forces de sécurité de traquer les assaillants et de libérer les otages.
« Ces terroristes ont mis à l’épreuve la détermination de notre pays et de son peuple. Ils doivent répondre pleinement de leurs actes criminels », a-t-il déclaré dimanche dans un communiqué.
M. Tinubu a également indiqué avoir ordonné le renforcement des opérations de sécurité « autour des communautés vulnérables ».
Selon des habitants, les assaillants rôdaient dans la zone depuis environ une semaine avant l’attaque.
L’attaque du marché de samedi serait également liée à une vague de raids qui a débuté vendredi dans les localités voisines, notamment Agwarra et Borgu. Les habitants affirment qu’aucune présence policière n’est visible depuis le début des violences.
L’attaque du village de Kasuwan-Daji a eu lieu près de la localité de Papiri, où plus de 300 écoliers et leurs enseignants avaient été enlevés dans une école catholique en novembre.
Les attaques de bandits et les enlèvements de masse continuent de s’intensifier dans le nord-ouest et le centre du Nigeria, tandis que les forces de sécurité peinent à contenir la violence croissante.




