La Côte d’Ivoire a signé un important accord bilatéral de santé avec les États-Unis, visant à renforcer son système de santé et à améliorer sa capacité de prévention et de réponse aux maladies. Cet accord, d’une valeur de 487 millions de dollars, est axé sur le renforcement des systèmes de dépistage des maladies et l’expansion des services de santé pour lutter contre le VIH/SIDA, le paludisme et la tuberculose.
Le Premier ministre ivoirien, Beugré Mambé, a déclaré que cet accord s’inscrit dans la nouvelle stratégie mondiale de santé des États-Unis, qui met l’accent sur une plus grande appropriation nationale des priorités de santé. Lors de la cérémonie de signature, M. Mambé a indiqué que ce partenariat encourage les pays à mobiliser leurs ressources nationales tout en collaborant avec leurs partenaires internationaux pour relever les défis sanitaires majeurs.
Une partie du financement servira à améliorer la préparation de la Côte d’Ivoire aux épidémies grâce à l’intégration de programmes de santé soutenus par les États-Unis au sein du système national de santé. Les autorités précisent que cette approche vise à garantir la pérennité de l’accord et à améliorer la coordination entre les services de santé publique.
L’ambassadrice des États-Unis en Côte d’Ivoire, Jessica Davis Ba, a souligné la portée plus large de ce partenariat, insistant sur l’importance d’une coopération à long terme. Elle a déclaré que les progrès en matière de santé devaient aller de pair avec les investissements dans l’énergie et les infrastructures, soulignant l’importance de la collaboration pour une vision d’avenir partagée.
Le ministre ivoirien de la Santé, Pierre Demba, a affirmé que cet accord marquait un tournant vers un leadership national accru dans la gestion des fonds de santé. Il a précisé que l’État entendait assumer progressivement la responsabilité des financements extérieurs, permettant ainsi une meilleure intégration de l’aide étrangère aux priorités nationales.
Cet accord devrait transformer le secteur de la santé ivoirien au cours des cinq prochaines années, en renforçant significativement les soins et la riposte aux maladies à l’échelle nationale. Le VIH/sida sera une priorité majeure, avec environ 420 000 personnes vivant avec le virus dans le pays l’an dernier.




