Dans un développement significatif du long conflit qui ravage l’est de la République démocratique du Congo (RDC), la coalition rebelle Alliance Fleuve Congo (AFC/M23) a annoncé un retrait conditionnel de ses combattants de la ville stratégique d’Uvira, dans la province du Sud-Kivu. Cette décision fait suite à d’intenses pressions internationales, notamment de la part des États-Unis et d’autres partenaires, qui exhortent toutes les parties à respecter les accords de paix récemment conclus et à éviter de nouveaux massacres.
Dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux, l’AFC/M23 a déclaré que ce retrait d’Uvira est une « mesure de confiance » destinée à soutenir les négociations en cours dans le cadre de l’Accord de Doha, où les autorités congolaises et les représentants rebelles s’efforcent de mettre fin aux hostilités. Le groupe a présenté cette décision comme un pas vers le renforcement du dialogue et la relance des pourparlers de paix.
Uvira a été un foyer de tensions dans le conflit, la coalition M23 s’étant emparée de la ville et ayant exacerbé les tensions malgré un accord négocié par les États-Unis et signé début décembre par les présidents du Congo et du Rwanda, visant à endiguer la violence. L’offensive a provoqué le déplacement de nombreux civils et a choqué la région en bafouant ces engagements de paix. Les dirigeants de Kinshasa et les acteurs internationaux ont vivement critiqué cette avancée, la jugeant menaçante pour le fragile processus de paix.
Si l’annonce de l’AFC/M23 laisse entrevoir une possible désescalade, les analystes soulignent que les conditions liées au retrait et les objectifs stratégiques plus larges du groupe pourraient compliquer sa mise en œuvre sur le terrain. La situation dans l’est du Congo demeure instable, les préoccupations humanitaires et les risques pour la sécurité régionale persistant tandis que les négociations se poursuivent.




