La police tanzanienne a annoncé que toute manifestation prévue la semaine prochaine, à l’occasion de la fête de l’Indépendance, serait illégale. Cette décision fait craindre de nouveaux affrontements après les violences post-électorales du mois dernier.
La victoire de la présidente Samia Suluhu Hassan à l’élection présidentielle d’octobre a déclenché des manifestations à travers le pays après la disqualification de ses principaux adversaires. Selon les partis d’opposition et les organisations internationales de défense des droits humains, des centaines de personnes ont été tuées et des milliers d’autres arrêtées.
Un porte-parole du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme a rappelé vendredi aux autorités tanzaniennes « leur obligation de garantir le droit de réunion pacifique ». Il a également exhorté les forces de sécurité à « s’abstenir d’utiliser la force pour disperser les rassemblements non violents et à tout mettre en œuvre pour apaiser les tensions ».
La police affirme que les organisateurs des manifestations du 9 décembre incitent les participants à s’emparer de biens, à perturber les services hospitaliers et à bloquer les rues afin de paralyser l’activité économique.
Les États-Unis ont déclaré jeudi qu’ils réexaminaient leurs relations avec la Tanzanie en raison de préoccupations concernant la liberté religieuse, la liberté d’expression, les obstacles aux investissements américains et les violences contre les civils.




