L’est de la République démocratique du Congo replonge dans le chaos. Des milliers de personnes sont en déplacement, fuyant les violents combats.
Hommes, femmes et enfants, emportant leurs maigres possessions, quittent leurs villages du Sud-Kivu, un exode forcé provoqué par l’intensification des affrontements entre l’armée congolaise et les rebelles du M23.
Samedi, des milliers de Congolais ont fui sous le déluge de bombes.
« Le M23 et l’armée congolaise bombardent massivement Luvungi », a déclaré à Africanews Mulumbulwa Gabriel, un habitant de Luvungi déplacé par le conflit.
« Depuis avant-hier, ils ont fait de nombreuses victimes. Hier, des gens ont été tués dans mon quartier, c’est pourquoi nous avons décidé de fuir aujourd’hui. »
Les combats s’intensifient depuis mardi, frappant durement Katogota, Kamanyola et les zones environnantes.
Samedi matin, de violents affrontements se poursuivaient aux alentours de Luvungi, dans la plaine de Ruzizi. Selon des sources locales, une vingtaine de civils ont été tués – victimes innocentes de cette guerre sans fin.
« Nous marchons vers Uvira », a déclaré Aline Sambuka. « Pourvu que les autorités nous aident à mettre fin à cette guerre ! Nous voulons rentrer chez nous et vivre comme tout le monde. Beaucoup de gens sont morts à cause des bombardements. J’ai survécu avec mes enfants. »
Cette recrudescence de la violence survient quelques jours seulement après une lueur d’espoir. Jeudi, le président de la RDC, Félix Tshisekedi, et le président rwandais, Paul Kagame, ont signé à Washington un accord visant à apaiser les tensions et à rétablir la paix dans l’est de la RDC.
Un accord désormais réduit à néant, les Forces armées congolaises et le M23 s’accusant mutuellement de violer un cessez-le-feu qui, de toute évidence, n’a jamais été respecté.




