Pour l’instant, le statu quo est maintenu : rien n’a changé. Ni Bassirou Diomaye Faye ni Ousmane Sonko ne se sont exprimés sur la crise qui secoue leur parti, leur coalition, la coalition « Président Diomaye » qui a porté Bassirou Diomaye Faye au pouvoir.
Tout ce que l’on sait, c’est que des personnes bien intentionnées sont intervenues pour tenter une médiation et apaiser les tensions entre les deux hommes. Jusqu’à présent, aucune information n’a filtré, hormis quelques spéculations et peut-être des déclarations de responsables du PASTEF qui s’efforcent de rassurer l’opinion publique et d’affirmer que les choses évoluent dans le bon sens.
Ceci contredit en tout cas les informations publiées dans la presse ce matin. Prenons par exemple le titre de Source A, un quotidien privé, qui laisse entendre que le fossé entre Bassirou et Sonko se creuse.
Cela illustre la difficulté des efforts de médiation entrepris par des personnes bien intentionnées, des membres de la société civile, des marabouts, et même des membres des familles des deux hommes – qui, comme certains le disent, ne se comprennent plus.
À l’origine de cette crise se trouve la volonté du chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye, de remanier la coalition présidentielle qui l’a porté au pouvoir. C’est là que le bras de fer a commencé entre deux hommes qui décrivaient autrefois leur relation comme indéfectible.
Car, comme nous nous en souvenons tous, c’est Ousmane Sonko qui, après sa condamnation, a désigné Bassirou Diomaye Faye comme candidat avec le fameux slogan « Sonko moy Diomaye », c’est-à-dire « Sonko est Diomaye », slogan aujourd’hui mis à l’épreuve par cette lutte au sommet de l’État.
Certains membres de l’aile dure du parti exigent le respect de la hiérarchie. Le président Bassirou Diomaye Faye se voit désormais refuser toute légitimité pour mener cette réorganisation. Après son élection, il a démissionné de tous les organes du parti pour, comme il l’a dit, s’élever au-dessus de la mêlée.




