Au Burundi, plus de 10 000 hectares du parc national de Ruvubu ont été détruits par des feux de brousse.
En sous-effectif et sous-équipés, les gardes du parc luttent sans relâche contre les flammes, sans grand succès. Ils constatent une augmentation de la fréquence des départs de feu depuis fin juillet.
« C’est un combat difficile pendant la saison sèche. Ces incendies sont très destructeurs. Nous essayons de les maîtriser et de les éteindre chaque jour », explique Bosco Ndayikeza, un garde du parc.
Selon Marc Bakundintwari, directeur du parc, les braconniers sont les principaux suspects.
« Ce sont les braconniers – des personnes qui pénètrent dans le parc à la recherche de bois de chauffage ou de pâturages pour leur bétail – qui sont responsables. Des sentiers mènent à la Tanzanie ; ceux qui traversent la frontière peuvent également mettre le feu au parc, ne serait-ce que pour se frayer un chemin », précise-t-il.
Faute d’équipements de lutte contre les incendies performants, les feux ont pris de l’ampleur, ravageant un cinquième de la zone protégée.
Malgré son immensité, le parc ne compte que 45 employés pour sa gestion.
S’étendant sur 50 800 hectares, le parc national de Ruvubu a été créé en 1980 et abrite 44 espèces de mammifères, 425 espèces d’oiseaux, des reptiles – notamment des crocodiles du Nil –, 14 espèces de poissons, et bien d’autres encore.




