La junte au pouvoir au Burkina Faso a renforcé la sécurité dans la capitale, Ouagadougou, suite aux attaques coordonnées perpétrées au Mali, son voisin et allié, ont indiqué des sources sécuritaires à l’AFP mercredi.
Mardi, le ministère de la Sécurité du Burkina Faso a annoncé le lancement d’une opération de renforcement de la sécurité sur l’ensemble du territoire et a appelé à la vigilance.
Il a également exhorté la population à signaler tout comportement suspect, notamment aux abords des infrastructures sensibles telles que les casernes militaires, les aéroports, les bâtiments administratifs et autres installations d’importance nationale.
« Un important dispositif de sécurité a été déployé à Ouagadougou et dans d’autres régions du pays », a déclaré à l’AFP une source policière sous couvert d’anonymat.
Une autre source policière a précisé que des unités ont été déployées aux carrefours stratégiques de la capitale.
« Ces unités seront également chargées de recueillir des renseignements opérationnels relatifs à la criminalité et au terrorisme », a ajouté la source.
Ces mesures font suite à des attaques sans précédent menées par des djihadistes et des rebelles touaregs au Mali, pays qui, comme le Burkina Faso et le Niger, son allié sahélien, est dirigé par l’armée.
Ces trois pays sont la cible d’attaques répétées perpétrées par des extrémistes liés à Al-Qaïda et à l’État islamique depuis une dizaine d’années.
Une source militaire burkinabè a déclaré que l’armée était en état d’alerte maximale, car « nous sommes en guerre ».
« La vigilance reste de mise, cette opération de sécurité n’a donc rien d’exceptionnel, même si la situation au Mali exige une plus grande rigueur et une vigilance accrue », a ajouté la source.
La junte nigérienne a annulé mercredi ses traditionnels défilés du 1er mai à travers le pays pour des raisons de sécurité.
Le gouvernement ivoirien, pays voisin du Mali et du Burkina Faso au sud, a quant à lui affirmé que ses frontières étaient sécurisées, mais qu’il s’attendait à un afflux de réfugiés suite aux attaques au Mali.




