Le président angolais et plusieurs représentants de l’Union africaine ont appelé lundi à un cessez-le-feu dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), région ravagée par un conflit, après leur rencontre avec le président congolais Félix Tshisekedi à Luanda.
Cette région riche en ressources naturelles, frontalière du Rwanda et du Burundi, est en proie à des décennies de conflit incessant avec le groupe armé M23, soutenu par le Rwanda.
Le conflit s’est intensifié l’année dernière, le M23 s’emparant de villes clés et poursuivant ses attaques malgré de nombreux efforts diplomatiques, notamment un accord de paix négocié par les États-Unis et signé en décembre, ainsi qu’une médiation menée en parallèle par le Qatar.
Dans une déclaration publiée lundi soir, le président angolais et président de l’UA, João Lourenço, a appelé « les parties au conflit en RDC à déclarer un cessez-le-feu qui entrerait en vigueur à une date et une heure à convenir » et à « accélérer la mise en œuvre des mécanismes de vérification du cessez-le-feu convenus à Doha le 14 octobre 2025 ».
Tshisekedi a signé la déclaration aux côtés du président togolais Fauré Gnassingbé et de l’ancien président nigérian Olusegun Obasanjo, nommés respectivement médiateur et facilitateur de l’Union africaine pour le processus de paix en RDC.
Les dirigeants ont également apporté leur soutien à l’accord de paix négocié par les États-Unis et ont déclaré que l’Angola serait mandaté pour « engager des consultations avec toutes les parties congolaises intéressées ».
Le Qatar assure la médiation entre le gouvernement congolais et le M23 depuis plusieurs mois, et un engagement en faveur d’un cessez-le-feu a été signé en juillet.
Parallèlement, la RDC et le Rwanda ont officialisé en décembre à Washington un accord de paix négocié par les États-Unis.
Ces accords prévoient un mécanisme de suivi pour la mise en œuvre d’un cessez-le-feu « permanent », avec le soutien sur le terrain de la mission des Nations Unies en RDC, la MONUSCO.
Les Nations Unies ont annoncé qu’elles enverraient prochainement une mission dans cette région instable pour aider à faire respecter le cessez-le-feu, mais une attaque de drone menée par le M23 contre un aéroport à Kisangani la semaine dernière a marqué une nouvelle escalade dans le conflit.




