L’Afrique du Sud a annoncé une baisse significative de 16 % du braconnage des rhinocéros à l’échelle nationale pour 2025, grâce à l’intensification des efforts de lutte contre le trafic et à des stratégies intégrées, malgré une forte augmentation dans certaines régions.
Le ministre Willie Aucamp a indiqué que 352 rhinocéros avaient été braconnés en 2025, contre 420 en 2024. Si la tendance nationale est positive, de fortes disparités régionales persistent.
Dans la province de Mpumalanga, située en grande partie dans le parc national Kruger, le braconnage a presque doublé, atteignant 178 animaux.
À l’inverse, le parc Hluhluwe-iMfolozi, dans le KwaZulu-Natal, a connu une baisse spectaculaire, passant de 198 à 63 incidents.
Stratégies intégrées et technologies
Les autorités attribuent ces succès à une approche multidimensionnelle.
Les principales mesures comprennent l’écornage stratégique, le renforcement de la détection grâce à des réseaux de caméras et de capteurs de pointe, et un plan de mise en œuvre de l’intégrité prévoyant des tests polygraphiques obligatoires pour le personnel chargé de l’application de la loi dans les parcs afin d’éradiquer la corruption.
Coopération juridique et internationale
Ce recul est également favorisé par un renforcement des poursuites judiciaires.
Un groupe de procureurs spécialisés regroupe les dossiers afin de cibler les réseaux criminels organisés, ce qui permet d’obtenir des peines d’emprisonnement plus longues.
Les efforts de coopération internationale de l’Afrique du Sud ont été reconnus par le Prix asiatique de l’application de la réglementation environnementale, soulignant son rôle dans la lutte contre la criminalité transfrontalière liée aux espèces sauvages.




