Le Festival international des cultures sahariennes a transformé l’Amdjarass, au Tchad, en un carrefour vibrant de traditions désertiques, réunissant des dizaines de groupes ethniques, avec le Niger comme invité d’honneur. Dans le cadre du massif de l’Ennedi, inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO, l’événement met en lumière la musique, la danse et l’artisanat afin de renforcer les liens régionaux et de préserver le patrimoine immatériel.
Les participants soulignent le rôle fédérateur du festival. « Ce festival lève le voile qui existe parfois entre les cultures sahariennes », a déclaré Mokhtar Abdallah, maire mauritanien.
Ce rassemblement met l’accent sur une identité partagée par-delà les frontières, présentant le Sahara comme un espace culturel continu plutôt que comme un ensemble de nations divisées.
Les chevaux, symboles culturels vivants
Des démonstrations équestres et des courses de chameaux soulignent le rôle historique et symbolique de l’animal.
Un participant tchadien a expliqué la profonde tradition de parer les chevaux : « Sans ces ornements, un cheval est comme une personne nue. »
Ces pratiques sont célébrées comme un patrimoine vivant essentiel.
Une plateforme en pleine expansion pour le patrimoine et l’économie
Au-delà des spectacles, le festival dynamise l’artisanat et l’économie locale.
Le fondateur, Issouf Elli Moussami, revient sur son développement : « Nous affinons notre approche pour faire de ce festival un événement culturel et touristique majeur au Tchad.»
En célébrant la dignité des peuples du désert, l’Amdjarass devient, le temps d’une semaine, une capitale culturelle mondiale.




