Quelques jours après une attaque meurtrière contre un convoi de camions-citernes dans l’ouest du Mali, qui a fait au moins 15 morts, l’AFP rapporte, citant des sources locales, que les autorités accusent des djihadistes. Cette attaque survient alors qu’un blocus des carburants, en vigueur depuis plusieurs mois, commençait tout juste à s’alléger.
Selon des responsables locaux, des dizaines de camions-citernes ont été incendiés jeudi sur une route stratégique reliant la frontière sénégalaise à la ville de Kayes.
Le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda, a revendiqué une embuscade contre les forces maliennes dans la région, sans toutefois mentionner les camions-citernes. Depuis septembre, le groupe cible régulièrement les convois de carburant dans le cadre d’un blocus visant à paralyser l’économie malienne.
Bien que les attaques aient diminué ces dernières semaines et que l’approvisionnement en carburant s’améliore, notamment dans la capitale Bamako, cette dernière attaque est la plus meurtrière de ce type depuis début décembre, faisant craindre une nouvelle perturbation.




