Le Mozambique est confronté aux pires inondations qu’il ait connues depuis des décennies, quelques mois seulement après s’être remis d’une sécheresse dévastatrice. Près de 700 000 personnes sont touchées, dont plus de 100 000 ont dû se réfugier dans des abris temporaires, leurs maisons, leurs terres agricoles et les routes étant submergées. Les Nations Unies alertent sur le risque de surpopulation extrême, qui engendre des conditions de vie dangereuses, notamment pour les femmes, les filles, les personnes âgées et les personnes handicapées.
Le Programme alimentaire mondial (PAM) annonce intensifier son action afin de fournir une aide alimentaire et nutritionnelle vitale à 450 000 personnes, mais a besoin de toute urgence de 32 millions de dollars pour y parvenir.
Des véhicules spécialisés, des bateaux, des camions, des avions et des hélicoptères sont déployés pour atteindre les communautés isolées, coupées du monde par les routes et les ponts emportés par les eaux.
Les agences onusiennes soulignent que les risques sont loin d’être écartés. Face aux prévisions de pluies continues, de nouveaux déplacements de population sont à craindre, et une aide internationale urgente est indispensable.
Ross Smith, chef des interventions d’urgence du PAM, indique que les financements ont diminué de 40 % par rapport à l’année dernière, ce qui met à rude épreuve les efforts déployés pour répondre aux besoins urgents.
Le HCR sollicite également 38,2 millions de dollars pour 2026 afin de fournir des services de protection et d’aide dans les abris surpeuplés, où les personnes les plus vulnérables sont exposées à des risques accrus de violence, d’exploitation et de manque de services essentiels.




