La première femme présidente de l’OPEP aurait mené une vie de luxe grâce à des pots-de-vin perçus lorsqu’elle était ministre du Pétrole du Nigeria. C’est ce qu’ont affirmé les procureurs britanniques lors de l’ouverture du procès pour corruption de Diezani Alison-Madueke, mardi à Londres.
Mme Alison-Madueke est accusée de multiples chefs de corruption entre 2011 et 2015, période durant laquelle elle était ministre du Pétrole sous la présidence de Goodluck Jonathan.
Âgée de 65 ans, elle était en liberté sous caution depuis son arrestation à Londres en octobre 2015 et a été formellement inculpée en 2023.
Selon l’accusation, elle aurait accepté des avantages financiers de la part d’entreprises souhaitant obtenir des contrats pétroliers et gaziers auprès de la compagnie pétrolière nationale nigériane. Les pots-de-vin présumés comprennent des dizaines de milliers de dollars en espèces, des voitures avec chauffeur, la prise en charge des frais de scolarité de son fils et des articles de luxe provenant de boutiques prestigieuses telles que Harrods et Louis Vuitton.
Alison-Madueke est accusée d’avoir accepté des avantages financiers ou autres de la part de personnes liées aux groupes Atlantic Energy et SPOG Petrochemical.
Plusieurs propriétés appartenant à Alison-Madueke, d’une valeur de plusieurs millions de dollars, ont été saisies par les autorités nigérianes.
Deux autres personnes sont également inculpées de corruption, dont le frère d’Alison-Madueke. Les trois accusés résidaient au Royaume-Uni au moment des faits présumés. Ils nient toutes les accusations.




