Selon les autorités, les inondations catastrophiques qui frappent le Mozambique ont touché plus de 640 000 personnes, dont plus de la moitié dans la province de Gaza.
La capitale régionale, Xaï-Xaï, est sous les eaux et les craintes de famine et de maladies s’intensifient.
Les autorités locales se coordonnent avec l’agence nationale de secours, l’Institut national de gestion des catastrophes (INGD), afin de garantir que l’aide parvienne aux personnes dans le besoin.
« En moins de 24 heures, plus de 10 000 personnes sont arrivées au centre d’accueil. Nous devons donc renforcer les abris, augmenter les stocks de nourriture et fournir davantage de médicaments », explique Cândido Mapute, directeur régional de l’INGD.
Dans la province du Limpopo, les zones agricoles sont les plus durement touchées par ces inondations, selon Virgilio Muchanga, administrateur du district, qui précise que les autorités ont secouru une quarantaine de personnes.
Des membres de l’armée de l’air portugaise sont également sur place.
« Notre rôle actuel consiste simplement à évaluer les besoins, qui sont en cours de recensement et seront transmis au Portugal », explique le lieutenant-colonel Figueira, de la Force de réaction rapide de l’Armée de l’air.
Les organisations humanitaires indiquent que les conditions météorologiques extrêmes ont anéanti les récoltes dont dépendent des millions de petits agriculteurs pour se nourrir, tandis que le choléra, maladie transmise par l’eau, représente une menace fréquente après les inondations majeures.
L’UNICEF souligne que les enfants sont particulièrement vulnérables, leur accès à l’eau potable, à la nourriture et aux soins de santé étant incertain.
Des semaines de pluies torrentielles en Afrique australe ont provoqué certaines des pires inondations qu’ait connues la région depuis des années, touchant notamment le Mozambique, le Zimbabwe et l’Afrique du Sud.
Plus de 100 personnes sont décédées dans ces trois pays, et les autorités craignent que ce bilan ne s’alourdisse.




