Des affrontements entre l’armée tchadienne et le groupe rebelle MPRD ont fait au moins six morts dans le sud du pays, ont annoncé les deux camps mercredi.
Les combats ont éclaté mardi matin à Korbol, dans la région du Moyen-Chari, faisant trois morts et dix blessés parmi les soldats, selon un communiqué de l’armée.
Le chef du MPRD, Luc Beyam Bebha, a déclaré que les rebelles avaient perdu trois « martyrs » et déploraient deux blessés parmi leurs combattants. Le Tchad est dirigé depuis plus de trente ans par la même famille – l’ancien président Idriss Déby et son fils Mahamat – et est fréquemment secoué par des offensives rebelles, qui atteignent parfois la capitale, N’Djamena.
Les derniers affrontements ont éclaté lorsqu’« une colonne de l’armée a tenté d’approcher les positions du MPRD et est tombée dans une embuscade », a expliqué à l’AFP Remadji Hoinathy, chercheur à l’Institut d’études de sécurité (ISS). Il a ajouté que l’armée avait récemment renforcé sa présence dans cette région frontalière de la République centrafricaine. Le MPRD a déclaré que l’armée lui avait lancé un ultimatum dimanche pour se rendre. Ce groupe, le Mouvement pour la paix, la réconciliation et le développement (MPRD), a été fondé dans le sud du Tchad en 2003.
« Le groupe a une revendication très claire : renverser le système actuel », a déclaré Hoinathy.
Mahamat Déby a été proclamé président de transition par l’armée en 2021 après l’assassinat de son père par des rebelles, puis a remporté l’élection de 2024 à l’issue d’un scrutin contesté et boycotté par une grande partie de l’opposition.




