L’autorité statistique nigériane a annoncé qu’elle allait revoir sa méthodologie de calcul de l’inflation après la publication, la semaine prochaine, de données qui devraient révéler une hausse artificielle de l’inflation en décembre, ont indiqué des responsables et des économistes.
Cette hausse attendue est due à une particularité technique dans la pondération des données de prix en fin d’année, un facteur susceptible de faire temporairement grimper l’inflation globale à plus du double des niveaux d’octobre. Le Bureau national des statistiques (NBS) et la Banque centrale du Nigeria (CBN) ont convenu d’ajuster leurs méthodes de calcul et de présentation des chiffres de l’inflation afin que les chiffres publiés reflètent mieux les tendances sous-jacentes des prix plutôt que de simples anomalies statistiques.
Des économistes ont averti que, sans clarification, les chiffres de l’inflation de décembre pourraient inquiéter les marchés et les décideurs politiques, malgré une variation réelle limitée des prix à la consommation. Bloomberg a rapporté que cette particularité devrait brièvement afficher une inflation globale atteignant un niveau surestimant considérablement les pressions sur les prix, principalement en raison de la pondération appliquée à certains mois dans le calcul.
Pour répondre à ces préoccupations, les autorités nigérianes ont annoncé la publication de chiffres révisés et une amélioration de la transparence concernant les méthodes de correction saisonnière et de pondération utilisées pour les données sur l’inflation. Selon les observateurs, cette mesure vise à préserver la crédibilité auprès des investisseurs et des décideurs politiques, alors que la première économie africaine fait face à des pressions inflationnistes persistantes et s’efforce de concilier la maîtrise de l’inflation et les objectifs de croissance.
Cette révision devrait influencer les anticipations du marché et le discours politique avant les prochaines décisions de politique monétaire de la Banque centrale, qui suit de près l’évolution de l’inflation pour fixer les taux d’intérêt.




