La Commission des réparations de Gambie a annoncé lundi, dans un communiqué, avoir commencé à verser des réparations aux victimes de violations des droits humains perpétrées sous le régime de l’ancien dictateur gambien Yahya Jammeh.
La Commission a qualifié cette initiative d’« étape importante » dans sa mission de « justice » et de « dignité ».
Les versements sont effectués par phases, en commençant par les victimes ayant subi des violations au début du règne de Jammeh.
« La Commission réaffirme son engagement indéfectible à fournir des réparations transformatrices, transparentes et centrées sur les victimes, conformément à son mandat », indique le communiqué.
Jammeh, officier militaire, a pris le pouvoir par un coup d’État en 1994 et a occupé la présidence jusqu’en 2017. Il s’est exilé après sa défaite face à Adama Barrow à l’élection présidentielle de 2016.
Le régime autoritaire de Jammeh a été marqué par des violations des droits humains, notamment des exécutions extrajudiciaires et des arrestations arbitraires.
La Commission des réparations de Gambie a été créée en 2017 afin d’enquêter sur les exactions, de recueillir les témoignages des victimes et des témoins, et de promouvoir la justice transitionnelle et la réconciliation.




