L’Afrique est sur le point de connaître une forte croissance. Selon les prévisions du Fonds monétaire international (FMI), le continent abritera en 2026 plus d’économies à forte croissance (au moins 6 %) que tout autre continent.
Pleins feux sur les pays les plus performants : le Soudan du Sud et la Guinée, dont la croissance devrait atteindre deux chiffres, portée par l’essor des secteurs pétrolier et minier.
Parallèlement, les réformes entreprises en Afrique de l’Est portent leurs fruits, l’Ouganda, le Rwanda et l’Éthiopie affichant une croissance moyenne de 7 %.
Cependant, ces perspectives optimistes s’accompagnent de mises en garde importantes. Les analystes pointent du doigt des risques majeurs : chocs climatiques, instabilité politique et endettement élevé.
Pour une analyse éclairée, l’économiste et conseiller du ministère des Finances du Ghana, Theophilus Acheampong, est notre invité. Il décrypte les enjeux de 2026 et identifie les secteurs économiques à suivre de près.
Dette : Les États africains espèrent une baisse des taux d’intérêt en 2026
Les pays africains verseront près de 95 milliards de dollars à leurs créanciers en 2026.
Des pays comme le Kenya consacrent un cinquième de leurs dépenses publiques au remboursement de la dette.
Confrontés à des coûts d’emprunt plus élevés, les pays en développement espèrent qu’une baisse des taux d’intérêt leur apportera un certain répit.
Les problèmes d’électricité freinent les espoirs d’industrialisation de l’Afrique centrale
Nous nous penchons également sur un obstacle majeur au développement : l’électricité.
Malgré de nouveaux investissements, des pays comme la République centrafricaine restent parmi les moins électrifiés au monde, et l’irrégularité du réseau électrique entrave l’entrepreneuriat et les ambitions industrielles.




