L’Érythrée a annoncé son retrait de l’IGAD, affirmant que le bloc régional d’Afrique de l’Est s’est écarté de ses principes fondateurs et n’a pas réussi à contribuer à la stabilité régionale.
La décision d’Asmara, annoncée vendredi par le ministère des Affaires étrangères, intervient dans un contexte de guerre des mots féroce entre l’Érythrée et son voisin l’Éthiopie.
Addis-Abeba a intensifié sa demande d’accès à la mer Rouge via l’Érythrée, suscitant une réaction féroce d’Asmara et faisant craindre une reprise du conflit armé.
Après une bataille de plusieurs décennies pour son indépendance, l’Érythrée a officiellement fait sécession de l’Éthiopie en 1993, laissant cette dernière sans littoral.
L’Autorité intergouvernementale pour le développement a déclaré qu’elle regrettait la décision de l’Érythrée, mais a noté qu’elle n’avait pas participé aux réunions, programmes ou activités de l’IGAD.
L’Érythrée avait quitté le bloc en 2007, lors de son différend frontalier avec l’Éthiopie, pour ne le rejoindre qu’en 2023.




