La France a révélé avoir fourni un soutien logistique, de surveillance et d’observation aux forces armées béninoises afin de déjouer la tentative de coup d’État du week-end dernier.
L’Élysée a indiqué mardi que le président Macron avait « piloté une action de coordination » et s’était entretenu avec le président béninois Patrice Talon, ainsi qu’avec des représentants de la CEDEAO.
Le bloc régional ouest-africain a précisé avoir déployé une force d’intervention composée de troupes nigérianes, ghanéennes, ivoiriennes et sierra-léonaises.
Dimanche, un groupe de soldats se réclamant du Comité militaire pour la refondation a pris d’assaut les locaux de la télévision d’État béninoise pour annoncer le coup d’État. Quelques heures plus tard, les autorités ont déclaré que la tentative de prise de pouvoir avait été déjouée.
Lundi, les autorités béninoises ont annoncé de nombreuses victimes dans les deux camps et l’arrestation de plusieurs soldats. Le putschiste, le lieutenant-colonel Pascal Tigri, ancien membre de la protection rapprochée de Patrice Talon, est toujours en fuite.
Le palais de l’Élysée a déclaré que Paris condamnait la tentative de déstabilisation et offrait son plein soutien politique à la CEDEAO.




