L’Éthiopie a confirmé lundi le décès de trois personnes ayant contracté le virus Marburg. Le ministère de la Santé a indiqué que trois autres décès faisaient l’objet d’une enquête afin de déterminer un lien possible avec la maladie.
Cette annonce intervient après que les autorités éthiopiennes ont déclaré vendredi une épidémie de Marburg. L’épidémie a été signalée dans la région de l’Omo, limitrophe du Soudan du Sud.
Le ministre éthiopien de la Santé, Mekdes Daba, a déclaré que le gouvernement avait effectué des tests sur 17 cas suspects dans le sud du pays.
Par ailleurs, 129 personnes ayant été en contact avec les cas confirmés ont été placées en isolement et font l’objet d’un suivi.
Le ministre a précisé qu’il n’y avait aucun cas actif, mais que le gouvernement prenait des mesures préventives. Une équipe de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et des Centres africains de contrôle et de prévention des maladies a été dépêchée sur place pour apporter son soutien en matière de dépistage et de contrôle de l’épidémie.
Le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a salué la rapidité d’action du gouvernement éthiopien, y voyant la preuve d’un « engagement à maîtriser rapidement l’épidémie ».
Le virus de Marburg est un virus hémorragique hautement contagieux appartenant à la même famille que le virus Ebola.
Ce virus, présent chez les chauves-souris frugivores, se transmet d’une personne à l’autre par contact étroit avec les fluides corporels de personnes infectées ou avec des surfaces contaminées, comme des draps souillés.
Les symptômes incluent fièvre, douleurs musculaires, diarrhée et vomissements. Sans traitement, le virus de Marburg peut être mortel dans 88 % des cas.
Des foyers de Marburg et des cas isolés ont été recensés par le passé au Rwanda, en Tanzanie, en Guinée équatoriale, en Angola, en République démocratique du Congo, au Kenya, en Afrique du Sud, en Ouganda et au Ghana, selon l’OMS.




