Lors du point de presse de lundi, le porte-parole des Nations Unies, Stéphane Dujarric, a annoncé le lancement d’un Plan de réponse humanitaire de 852 millions de dollars pour la Somalie. Il a précisé que ce montant, « inférieur de 40 % à celui de l’année dernière », vise à « venir en aide à 2,4 millions de personnes ».
M. Dujarric a souligné que cette réduction des financements « est due à la raréfaction des ressources, et non à une diminution des besoins humanitaires ».
Il a ajouté que « d’importantes lacunes subsisteront dans les services essentiels », car moins de la moitié des personnes ayant besoin d’aide humanitaire pourront en bénéficier dans le cadre du plan 2026.
Dujarric a déclaré : « Sans une aide urgente et renforcée, la sécheresse prolongée, l’effondrement des moyens de subsistance, les déplacements de population, les épidémies et la réduction de l’aide humanitaire aggraveront l’insécurité alimentaire, les pénuries d’eau et les risques sanitaires. » Il a également souligné que « l’année dernière, le Plan de réponse n’a été financé qu’à hauteur de 27 %, soit 397 millions de dollars sur les 1,4 milliard demandés, ce qui a contraint les organisations humanitaires à réduire drastiquement, voire à suspendre, l’aide vitale. »
Ce plan intervient un mois après qu’Israël a annoncé la reconnaissance du Somaliland, territoire somalien, comme nation indépendante et souveraine.
Ancien protectorat britannique, le Somaliland a proclamé son indépendance de la Somalie en 1991 suite à l’effondrement du gouvernement central. Malgré le maintien de ses propres institutions et une stabilité relative, il n’avait jamais été reconnu par un État membre de l’ONU.
La reconnaissance de la République autoproclamée du Somaliland a donné lieu à plusieurs manifestations, rassemblant des centaines de personnes brandissant des drapeaux somaliens et chantant des chants patriotiques en signe d’unité nationale.
Le président somalien Hassan Sheikh Mohamud a averti que ce différend pourrait compromettre la stabilité politique, le redressement économique et le développement de la Somalie s’il n’est pas géré avec précaution.




