Une équipe d’intervention d’urgence régionale est arrivée au Mozambique pour prêter main-forte aux victimes des graves inondations.
La Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) a dépêché une unité spécialisée pour appuyer les autorités locales, après que plus de 650 000 personnes ont été touchées par des semaines de pluies torrentielles.
L’équipe, arrivée dans le pays samedi, comprend des experts en logistique, recherche et sauvetage, santé publique, communications et coordination civilo-militaire. Elle a été intégrée au système humanitaire national du Mozambique afin de renforcer les efforts de secours et de reconstruction en cours.
Les inondations ont endommagé des routes principales, des écoles, des centres de santé et d’autres infrastructures essentielles. La province de Gaza est actuellement la plus touchée, avec près de 392 000 personnes affectées et quatre décès signalés.
D’autres décès ont été confirmés dans d’autres régions : trois dans la province de Maputo, un dans la ville de Maputo et quatre dans la province de Sofala. Le bilan national s’élève ainsi à au moins douze morts, tandis que les équipes d’urgence continuent d’atteindre les communautés isolées et d’évaluer l’ampleur de la catastrophe.
Des semaines de fortes pluies, aggravées par les lâchers d’eau des barrages pour prévenir les ruptures d’ouvrages, ont touché plus de 700 000 personnes, dont plus de la moitié sont des enfants, et ont causé d’importants dégâts sur de vastes terres agricoles, selon des organisations humanitaires telles que le Programme alimentaire mondial et l’UNICEF.
Vendredi, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a alerté sur les graves perturbations des services de santé dans les provinces de Gaza et de Maputo suite à la destruction d’au moins 44 établissements de santé, privant ainsi des dizaines de milliers de personnes d’accès aux soins.
L’agence onusienne a indiqué que les dommages causés aux infrastructures essentielles ont interrompu la prestation des services, tandis que plus de 50 000 personnes contraintes de se réfugier dans des abris temporaires sont confrontées à des services de santé de base limités, voire inexistants.
L’OMS a averti que les personnes déplacées sous traitement médical de longue durée risquent de voir leur vie interrompue et a souligné l’urgence d’agir pour rétablir les services essentiels, déployer des équipes médicales mobiles et garantir la continuité des soins pour les personnes atteintes de maladies chroniques.
Dans ces trois pays, les organisations humanitaires constatent une augmentation des risques de faim et de maladies, les conditions météorologiques extrêmes détruisant les récoltes dont dépendent des millions de petits agriculteurs pour se nourrir, tandis que la menace de maladies hydriques comme le choléra plane.




